• Sud et attentats

    Le sud toujours "chaud"

    Une voiture piégée fait une douzaine de blessés, deux autres bombes désamorcées

    L'explosion d'une voiture piégée près d'un karaoké vendredi dans le sud insurrectionnel de la Thaïlande a fait une douzaine de blessés, selon la police, alors que la junte militaire peine à relancer les pourparlers de paix.
    "Une bombe placée dans une voiture a été actionnée à distance devant un bar karaoké", a déclaré à l'AFP Anurut Kritsakaraket, chef de la police des trois provinces de Pattani, Narathiwat et Yala.
    Cette explosion, survenue après la prière du vendredi dans cette région à majorité musulmane, a endommagé plusieurs autres maisons de cette rue de Narathiwat, grande ville de l'extrême sud de la Thaïlande, à la frontière avec la Malaisie.
    Le karaoké était fermé au moment de l'explosion mais une douzaine de personnes attablées dans la rue ont été blessées, dont une sérieusement, a ajouté l’officier.
    Les démineurs ont également réussi à désamorcer une deuxième bombe, dissimulée sur une mobylette garée non loin, ainsi qu’un autre engin artisanal plus petit à 500 mètres du site de l’explosion.
    "Les attaquants voulaient attirer la police sur le site avant de nous toucher avec une seconde bombe", a ajouté le chef de la police régionale.
    Cette région du sud de la Thaïlande, d'ethnie malaise et de religion musulmane, subit depuis une dizaine d’année des vagues incessantes de violences perpétrées par des insurgés qui revendiquent une plus grande autonomie vis-à-vis du pouvoir central, accusant notamment Bangkok de discriminations.
    Depuis 2004, le conflit a fait plus de 6.300 morts, bouddhistes et musulmans, majoritairement civils, dans des explosions, fusillades ou opérations des forces de l'ordre qui opèrent dans la plus grande opacité, sous le coup de l’état d’urgence décrété depuis 2004.
    La junte a juré de relancer les pourparlers pour mettre fin à ces violences quasi-quotidiennes qui se caractérisent par des routes ou véhicules piégés, des embuscades visant les forces de l’ordre, ou encore des exécutions de Musulmans ou de Bouddhistes de la région connus pour collaborer avec le pouvoir central.
    Néanmoins, les attaques ont été moins fréquentes ces dernières semaines, ce que certains experts de la question perçoivent comme le signe d’un début de confiance en vue de nouveaux pourparlers ou alors le succès de la répression militaire sur les insurgés.

    « contre faconBouddhisme »
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