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Par pat
Ce mardi 22 juillet à 9H, les leaders du PPC et du CNRP se retrouvent au Sénat, pour une reprise des négociations alors que le pays s’enlise dans une crise politique que certains qualifient comme la plus grave depuis 1997. Personne ne s’attendait à cette explosion de violence et encore moins à l’inculpation de sept députés de l’opposition accusés d’incitation à la violence et d’avoir préparé un mouvement d’insurrection. Ils sont passibles de 30 ans de prison. Rappelons aussi que Kem Sokha est normalement convoqué devant la cour municipale de Phnom Penh le 25 juillet prochain. Huit membres de chaque bord (dont le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur Sar Kheng d’un côté et Sam Rainsy et Kem Sokha de l’autre) vont ainsi se retrouver autour de la table. S’appuyant sur l’accord de principe du 9 avril dernier, les deux partis vont tenter de mettre fin au conflit issu des résultats des élections législatives du 28 juillet 2013. Au menu – bien chargé même si les protagonistes avaient trouvé un large terrain d’entente à la veille du Nouvel Khmer – la réforme du Parlement, la création d’une commission anti-corruption, la réforme du N.E.C., la date des prochaines élections législatives et bien évidemment la libération des députés emprisonnés. Une semaine après les actes de violence commis sur les gardes de sécurité du district, lors d’une nouvelle manifestation autour de Freedom Park pour la libération de la place, lieu symbolique des rassemblements de l’opposition, les deux leaders sont passés à la vitesse supérieure pour reprendre le chemin des négociations et mettre fin au conflit. Un chemin qui surprend tout de même. Attendre une explosion de violence, tout aussi surprenante et dont les auteurs n’ont pas été arrêtés -pour quelles raisons ? – et une série d’inculpations surréalistes pose des questions et peut laisser songeur sur la réalité de cet énième épisode de la crise. Difficile d’imaginer les sept députés condamnés à 30 ans de prison. En tout état de cause, cet épisode accélère le processus de réconciliation qu’appelle de ses vœux Sam Rainsy depuis son retour samedi dernier. L’attitude de Sam Rainsy surprit tout autant. Silencieux dans un premier temps, ne semblant vouloir précipiter son retour, ce qu’il fit finalement, le leader de l’opposition se pose en réconciliateur. Le Premier ministre semble aussi vouloir jouer ce jeu après en avoir jouer un dernier difficilement interprétable. Les négociations reprennent donc là où elles s’étaient arrêtées en avril dernier. Avec ce changement notable, Mu Sochua et ses collègues députés en prison. Leur libération était une condition indispensable pour Kem Sokha pour une éventuelle reprise des négociations. Apparemment Sam Rainsy voit les choses différemment.
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