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Deux Thaïlandais ont été condamnés mardi à cinq mois de prison pour leur implication dans une attaque à la grenade dans le parking de la Cour criminelle à Bangkok ce mois-ci.
Selon les autorités, Mahahin Khunthong et Yutthana Yenpinyo, tous deux âgés de 34 ans, se sont rendus à moto devant l’entrée de la Cour criminelle de l’avenue Ratchadaphisek et ont lancé une grenade de type RGD-5 dans le parking, dans la soirée du 7 mars, sans faire de victimes.
Selon le porte-parole de la police, Prawut Thavornsiri, 14 personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête sur l’organisation de cette attaque et trois sont recherchées.
La dernière arrestation est celle de Natthatida Meewangpla, une infirmière de 37 ans témoin de premier plan de la répression sanglante des manifestations de Chemises rouges en 2010. Elle avait disparu le 11 mars dernier lorsque des proches l’avaient vue se faire emmener par des soldats sans explication.
"Elle a été inculpée pour terrorisme, complicité de tentative de tuer et possession d’armes," a déclaré Prawut.
L’armée avait d’abord nié la retenir, mais mardi les militaires l’ont livrée à la police publiquement.
Des images télévisées montraient l’infirmière aux cheveux roses faire le salut à trois doigts du film Hunger Games, symbole de résistance adopté par les militants anti-coup.
L’attaque de la Cour criminelle avait été précédée de l’explosion d’une petite bombe artisanale devant le centre commercial Siam Paragon en février, qui avait blessé deux personnes.
Les militaires ont jeté la responsabilité de ces deux attaques sur les Chemises rouges, mouvement populaire de soutien aux anciens Premiers ministres Thaksin et Yingluck Shinawatra, ce que celui-ci a vivement nié.
Néanmoins, le chef de la junte, Prayuth Chan-O-Cha, a dû lui aussi s’inscrire en faux contre des rumeurs sur les réseaux sociaux laissant entendre que les militaires avaient le plus à gagner de telles actions.
La pression publique est de plus en plus forte pour la levée de la loi martiale, en vigueur depuis le 20 mai 2014 et que les militaires justifient par des raisons sécuritaires.