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Par pat
Suthep Thaugsuban, leader des manifestations qui ont secoué la Thaïlande pendant des mois avant le coup d'état du 22 mai dernier, a nié devant la justice les accusations de meurtre dont il fait l'objet, et qui auraient eu lieu lors de la répression sanglante du mouvement des "Chemises rouges" en 2010. Suthep, figure du Parti Démocrate au pouvoir à l'époque, était alors vice-Premier ministre. Le juge de la cour criminelle l'a accusé d'avoir ordonné à l'armée de tirer sur les manifestants, entraînant la mort de plus de 90 personnes et faisant des centaines de blessés au cœur de Bangkok. Le crâne tondu et arborant la robe safran des moines bouddhistes (Suthep a conclut sept mois de manif par une retraite monastique), Suthep a nié ces accusations. Le leader du Parti Démocrate, Abhisit Vejjajiva, Premier ministre durant les faits lui aussi sur le banc des accusés, était présent lors de l'audience, mais il est resté silencieux, ayant déjà nié les mêmes accusations. Le juge a convoqué les deux hommes pour une nouvelle audience le 28 août lors de leur procès commun. Des dizaines de manifestants sont morts et près de 2.000 ont été blessés en 2010 dans des affrontements de rue à Bangkok opposant principalement des manifestants "Chemises Rouges", qui occupaient le centre de Bangkok, et les forces de sécurité qui ont tiré à balles réelles le 10 avril et entre le 13 et le 19 mai. Parmi les victimes figuraient aussi notamment des urgentistes, des riverains, des journalistes, des militaires et des opposants aux Chemises rouges. L'ancien Premier Ministre Thaksin Shinawatra, auquel les Chemises Rouges sont fidèles, reste malgré son exil le principal facteur de division du pays, englué dans les crises politiques à répétition depuis près de neuf ans.
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