thailande insolite cambodge malaisie laos birmanie vietnam angkor Bangkok
Par pat
Les exportateurs de crevettes et de thons ont mis au défi les ONG et les importateurs du monde entier de trouver des cas de trafic d’êtres humains et d’esclavage en les invitant à venir se rendre compte sur place des conditions de travail dans l'industrie de la pêche. Sous le coup d’accusations américaines et européennes vis-à-vis du trafic d’êtres humains, le travail des enfants et l'esclavage moderne, les exportateurs thaïlandais de crevettes et de thons ont invité, en début de semaine, les acheteurs étrangers à venir apprendre la "vérité" sur ces questions. Vendredi, les Etats-Unis avaient publié leur rapport annuel sur les trafics d’êtres humains dans lequel la Thaïlande est rétrogradée dans la dernière catégorie du classement des "pays dont le gouvernement ne respecte pas entièrement les normes minimum et ne font pas d'effort pour le faire". Dans cette catégorie se côtoient des pays comme la République Démocratique du Congo, la Syrie, l'Iran ou encore la Corée du Nord. "Nous avons amélioré les conditions de travail dans l'industrie depuis huit ans et sommes certains qu'il n'y a pas d'enfants ou de travail forcé dans la chaîne de production", a assuré mardi au Bangkok Post le président de la coalition des pêcheurs, Poj Aramwattananont. Un boycott américain aurait des conséquences désastreuses pour l'industrie de la pêche, les Etats-Unis important 22% des crevettes et 38% du thon thaïlandais. L'industrie avait déjà été secouée par les révélations, le 10 juin, du journal The Guardian qui dénonçait notamment des pratiques dignes de l’esclavage sur certains bateaux de pêche dont les produits sont vendus dans le monde entier. Le journal britannique souligne que ces bateaux sont généralement très éloignés des côtes et rentrent très rarement au port, rendant difficile les inspections. Certains restent en haute mer pendant des années déchargeant leur cargaison sur d’autres bateaux.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog