• Elections libres?

    Elections "libres" à Hong Kong

    La prochaine élection en 2017 du chef de l’exécutif de Hong Kong, cette ancienne colonie britannique aujourd’hui rattachée à la Chine, se fera au suffrage universel. Le gouvernement de Pékin s’y était engagé au moment de la rétrocession en 1997 et l'a annoncé ce 31 août dans un communiqué. Une promesse de longue date qui, pourtant, ne réjouit pas du tout les partisans pro-démocratie.
    Hong Kong, 7 millions d’habitants, une ville grande comme dix fois Paris mais un confetti en comparaison de la Chine. Un petit territoire chinois qui vit d’une autonomie particulière vis-à-vis de Pékin : il a sa propre monnaie, ses propres lois, son propre gouvernement. Désormais, annonce Pékin ce 31 août dans un communiqué, le chef de l’exécutif y sera désigné pour la première fois au suffrage universel en 2017. La décision chinoise a été prise en tenant compte des résultats de la consultation menée auprès des Hongkongais entre le 4 décembre 2013 et le 3 mai 2014, précise encore ce communiqué.
    Jusqu’à présent, le n°1 du territoire était élu par 1 200 représentants triés sur le volet. Pékin, pour le prochain vote, a quand même posé des conditions : pas plus de deux, trois candidats et surtout ils devront être « patriotes » et « aimer la Chine et Hong Kong ». Comprendre : soutenir le Parti communiste. Un critère arbitraire qui permet d’emblée d’écarter les candidatures indésirables.

    Blindés chinois à Hong Kong

    Du coup, Occupy Central, un mouvement de désobéissance civile, menace de paralyser Hong Kong si de vraies réformes démocratiques ne sont pas mises en place. Une menace prise très au sérieux par les autorités chinoises. 7 000 policiers ont été déployés dans la ville afin de parer à une manifestation prévue ce dimanche et des blindés chinois ont été récemment aperçus dans le centre de Hong Kong. Des images qui ravivent le cauchemar de Tiananmen en juin 89 à Pékin, où un mouvement pro-démocratie avait été écrasé dans le sang.
    A 30 km de Hong Kong, à Macao, une autre région chinoise à bénéficier d’une autonomie particulière, Fernando Chui a été réélu ce dimanche à la tête de l’exécutif. Il est aux affaires depuis 2009 et était candidat unique à sa succession...

    « Méres porteusesDividendes »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :